Faire parole commune,

Le français, bien commun et liens communs

Ce qui vous attend cette année au Festival de Lourmarin

Destination 2026 pour le festival

J’aime bien rappeler que la langue, en l’occurrence la langue française, est un bien commun. Un bien commun peut se définir comme un fluide, un objet ou un concept qui n’appartient à personne et qui estdisposition de tous.

Une œuvre d’art pourrait dans l’idéal être un bien commun. Et G. Bernanos l’écrivait déjà à son époque « La langue française est une œuvre d’art » (in La France contre les robots – 1944). Il opposait d’ailleurs la beauté de la langue française à la froide efficacité fonctionnelle des sociétés mécanisées (le terme Globish n’existait pas encore).

Au Festival des arts de la parole de Lourmarin, nous prendrons le temps et les espaces pour (re)découvrir la langue française en tant qu’œuvre d’art…
Comment le ferons-nous ?
D’abord en écoutant de « grands écrivains » dont les textes d’orfèvre font rayonner et résonner cette langue.
En cet instant, je pense à G. Semprun qui disait « les poèmes de Baudelaire m’ouvrirent l’accès à la beauté de la langue française ». Baudelaire, Hugo, Ionesco seront parmi les artisans de cette langue qui seront lus cette année au Festival.

J’aime rappeler quelques spécificités de ce bien commun, quitte à paraître conservateur ou académique.
J’aime la langue française, car en tant que langue latine, elle est mélodieuse et mesurée.
En tant que langue éminemment littéraire, elle permet d’infinies subtilités (en particulier par sa grammaire).
En tant que langue philosophique, elle aime les nuances.
En tant que langue populaire, elle est pleine de bon sens et d’humour.

Toutefois, dès qu’on commence à vouloir la définir, elle s’échappe… et c’est tant mieux !
V. Hugo disait « la
langue française n’est point fixée, et elle ne se fixera pas ».
En ce sens, cette année à Lourmarin, nous ne célèbrerons pas un patrimoine universel inamovible. N’oublions pas que cette langue est le fruit de siècles d’usages, d’influences, d’inventions… Elle est donc, certes un héritage, mais d’évidence elle est un chantier plus que jamais ouvert. Et cela s’explique par le déploiement actuel de la francophonie à l’intérieur de l’hexagone et très largement à l’extérieur de ses frontières, partout
où la langue française fait liens. Des liens communs.

C’est pourquoi pendant nos « francophonies » de Lourmarin, nous accueillerons à la mesure de nos moyens un certain nombre d’acteurs-orateurs de la langue française dans tous ces états.
Nous veillerons à ce que des voix francophones des plus diverses se fassent entendre. Nous mettrons en place des dispositifs d’écoute, de rencontres, de débats, de collaboration.

Nous prévoyons de réaliser des podcasts (en partenariat avec Solae) qui célébreront la francophonie.
Nous chercherons ensemble ce qui se joue dans nos visions du monde à travers l’irruption nécessaire de nouveaux mots, nouvelles formulations, façon de parler français. Nous n’opposerons pas l’académisme et le mal nommé « français des quartiers », nous les ferons se rencontrer, s’écouter, et inventer ensemble…

Voilà notre ambition.

 

Elle est grande et nous devrons réunir avec nous le plus grand nombre de partenaires.
Nous plaçons cette 6e édition du Festival dans la ligne directe de ce qu’exprimait l’un des pères fondateurs de la francophonie L.S. Senghor (1906-2001) « La Francophonie, c’est cet humanisme intégral qui se tisse autour de la terre.

Olivier Arnera – Directeur artistique du Parvis des arts et du Festival des arts de la parole

Ils parlent du Festival

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J’ai rencontré sur le festival une équipe de passionné e s et poètes poétesses curieuses et ouverts.

J’en retiendrai l’accueil et la chaleur, à l’abri des grands arbres.
Je souhaite longue vie au festival des Arts de la Parole.
Car ce n’est que le début.

Iraka
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Le festival des arts de la parole offre une expérience hors du commun de partage fervent de l’amour du verbe sous toutes ses formes.

Dans un cadre enchanteur et une ambiance joyeuse, j’ai eu un bonheur infini à échanger, transmettre, debattre, apprendre.
Des moments rares, à la fois légers et profonds m, dont je garde le meilleur souvenir.
Merci !

Bertrand Périer
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Je vous partage volontiers un morceau de mes heureux souvenirs du Festival :

De la nuit de l’éthique à Lourmarin, j’ai gardé en mémoire la beauté d’une parole échangée, circulant de l’un à l’autre. Un cadeau immense, sous un ciel étoilée. D’autres parleraient d’une grâce. Merci.

Céline Rohmer
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Je garde un très beau souvenir de votre bel accueil dans ce lieu magnifique.

Je vous partage « una décima » poésie traditionnelle chilienne que je vous ai écrite.

Entre árboles y castillo
las palabras nos mecieron
algunas estremecieron
otras fueron las de un pillo
y despertaron los grillos.
Nous avons fait un grand voyage
tout en changeant de paysage
de la Provence vers le monde
La terre est diverse et ronde
La nuit du conte n’a pas d’âge.

Cote Rivara
Conteuse
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Ça a été un très beau festival, qui s’est tenu dans un lieu magnifique.

Nous avons été très bien accueillis et l’équipe s’est rendue disponible pour nous, pour nous permettre de jouer dans de très bonnes conditions.
Ça a aussi été un moment de rencontre entre artistes et j’ai pu découvrir le travail d’autres conteurs dont j’ai entendu parler mais que je n’avais pas encore vus en scène.
Un temps de partage également avec le merveilleux public qui a été à l’écoute, attentif et généreux.
Tout s’est définitivement très bien passé et je dis un grand bravo à toute l’équipe organisatrice.
Merci !

Thierno Diallo
Conteur
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Le Festival de Lourmarin est nécessaire.

On y entend résonner fortement la parole des poètes, comme une lumière dans la nuit, on y écoute, on y parle, on s’y tient chaud, on s’y rencontre et on partage.
Merci aux gens qui peuplent ce lieu magique et longue vie à cet îlot de résistance dans ce monde chaotique et désespérant.

Vicente Pradal
Chanteur-guitariste, compositeur et interprète
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Le Festival des Arts de la Parole, à Lourmarin, figure parmi les plus beaux festivals auxquels il m’ait été donné de participer jamais.
Je ne dis pas cela à cause de ce qui, depuis l’année dernière, lors que j’y étais pour une lecture de quelques extraits de mon livre à venir, est devenu amitié éprouvée pour ses organisateurs – mais de ce que je n’en finissais pas, alors, d’y mesurer la chaleur de l’accueil, attentif, bienveillant, de tous (des quelques « décideurs » jusqu’au plus anonyme des « bénévoles »), et leur intérêt sincère, leur curiosité, leur pénétration, leur culture, leur désir, en un mot, d’aimer… et d’entendre. C’est ce qui, à mes yeux, fait de ce festival un festival, vraiment, « des Arts de la Parole » : les paroles, si on les prononce, c’est pour qu’elles soient entendues !… Ces «exactitudes», ces «adéquations», ces «plénitudes», ne sont pas si fréquentes dans nos métiers, et ailleurs.

Je rêve de revenir un jour à Lourmarin.

Daniel Mesguich
Acteur, metteur en scène de théâtre, écrivain

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Les partenaires du Festival

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