"À 15 ans, j’ai appris toutes sortes de textes que je jouais dans mes cours de théâtre.
J’espérais que la magie opère, que des mots prononcés, un champ se libère, mais les mots dans ma bouche étaient encore raides, peu assurés, mal patinés. Je flottais dans les mots, comme dans un vêtement trop large que je ne savais pas pleinement habiter.
Pourtant aujourd’hui je sais que les poèmes trouvent souvent d’eux-mêmes le chemin des êtres. Ces mots sont des particules de sens qui nous arrivent de la nuit des temps. À nous de leur laisser la place et de les entendre.
Dans cette carte blanche j'aimerais partager avec vous, sous le ciel de Lourmarin, des poèmes, des histoires, des auteurs qui sont devenus des amis imaginaires, des amis assez extraordinaires."
